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RAAI Agriculture
Sécurité au travail, à l'atelier et à la ferme · cours 7 sur 8 · 5 min de lecture

Les premiers gestes et prévenir : le 15, le 18, le 112

Appliquer les premiers gestes de sécurité face à un accident, choisir le bon numéro d'urgence et transmettre une alerte claire et utile.

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Protéger avant d'agir

Un accident vient de se produire sous tes yeux en stage : quelqu'un s'est coupé profondément, ou une main a été happée par une machine. Le premier réflexe n'est pas de se précipiter sur la victime, mais de vérifier que la zone est sûre pour toi aussi : couper le moteur de la machine en cause si personne ne l'a fait, écarter tout danger immédiat (électricité, produit qui coule, engin qui bouge encore). Un sauveteur blessé à son tour n'aide plus personne. Ce premier réflexe, protéger, vient toujours avant celui d'examiner ou de soigner.

En haut, quatre étapes reliées par des flèches : protéger, examiner, alerter, secourir. Dessous, trois numéros : 15 pour le SAMU, 18 pour les pompiers, 112 pour toute urgence si tu hésites. À gauche, ce qu'on dit au téléphone dans l'ordre (adresse, nombre de personnes, ce qui s'est passé, état de la victime) et le rappel de ne jamais raccrocher le premier ; à droite, les gestes possibles (appuyer sur une plaie, refroidir une brûlure à l'eau, position latérale de sécurité) et ce qu'on ne fait jamais.

Examiner et donner l'alerte

Une fois la zone sécurisée, on regarde si la personne répond, si elle respire, si elle saigne abondamment. On ne déplace pas quelqu'un qui a peut-être une fracture ou un traumatisme du dos, sauf danger immédiat (incendie, machine qui menace de redémarrer). L'alerte doit partir vite : en France, le 15 joint le SAMU pour une urgence médicale, le 18 les pompiers pour un incendie ou un dégagement, et le 112, valable partout en Europe y compris depuis un téléphone verrouillé, fonctionne pour toute urgence si on hésite entre les deux. Un stagiaire qui appelle peut aussi composer le 112 : c'est le numéro le plus simple à retenir en cas de doute.

Ce qu'on dit au téléphone

L'opérateur a besoin d'informations précises, dans cet ordre : l'adresse exacte ou le lieu-dit de l'exploitation, le nombre de personnes concernées, ce qui s'est passé (chute, coupure, écrasement, produit), l'état de la victime (consciente ou non, respire ou non, saigne ou non). On ne raccroche jamais le premier : c'est l'opérateur qui met fin à l'appel, car il peut avoir besoin de conseils à te donner en attendant les secours, comme comprimer une plaie ou surveiller la respiration. Rester calme et parler clairement, même sous le choc, aide énormément l'opérateur à envoyer les bons moyens rapidement.

Les gestes qu'un stagiaire peut faire sans risque

Face à une plaie qui saigne, une compression directe avec un tissu propre, en appuyant fermement, ralentit l'hémorragie en attendant les secours. Face à une brûlure, on refroidit sous l'eau froide courante pendant au moins 10 minutes, sans percer une éventuelle cloque, sans appliquer de pommade ni de glace directement sur la peau. Face à une personne inconsciente qui respire, on la place sur le côté, en position latérale de sécurité, pour éviter qu'elle ne s'étouffe si elle vomit. Ces gestes simples se pratiquent en formation type PSC1 (prévention et secours civiques niveau 1), que beaucoup de MFR proposent aux élèves.

Ce qu'on ne fait jamais

On ne retire jamais un objet planté dans une plaie profonde : il fait parfois office de bouchon, et le retirer peut relancer une hémorragie grave. On ne donne jamais à boire à une victime, en particulier si elle doit être opérée. On ne déplace pas une victime suspectée de traumatisme de la colonne, sauf danger immédiat. Et surtout, on n'agit jamais seul et sans avoir donné l'alerte au préalable : appeler les secours passe toujours avant de continuer à essayer de gérer seul une situation grave.

À retenir
  • protéger, examiner, alerter, secourir, dans cet ordre ; le 15 pour une urgence médicale, le 18 pour un incendie, le 112 en cas de doute ou depuis un téléphone verrouillé.
  • On ne raccroche jamais le premier avec les secours, on ne retire pas un objet planté, on ne donne pas à boire à une victime.

Pour aller plus loin

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