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RAAI Agriculture
Les métiers et ton orientation · cours 2 sur 6 · 5 min de lecture

Technicien de concession et paysagiste : deux métiers qui reçoivent le client

Décrire le rôle d'un technicien de concession et d'un paysagiste, distinguer leurs journées types, et situer un ordre de grandeur de salaire de début.

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Le technicien de concession : entre l'atelier et le client

Une concession de tracteurs, c'est un magasin qui vend des machines neuves et d'occasion, et un atelier qui les entretient. Le technicien de concession y répare les machines de la marque, souvent plus récentes et plus électroniques que celles d'un petit atelier indépendant : il branche une valise de diagnostic reliée à internet, met à jour un calculateur, règle un GPS de guidage. Il reçoit aussi le client au comptoir, explique la panne en mots simples, donne un délai. Une partie de son temps se passe en formation, parce que chaque nouveau modèle de tracteur apporte son lot d'électronique inédite. Un technicien débutant en concession démarre en général un peu au-dessus du SMIC, et progresse avec l'expérience et les habilitations obtenues sur les nouveaux matériels.

Deux journées en frise. Le technicien de concession commence le matin par le dépannage urgent, fait un diagnostic à la valise et commande la pièce, enchaîne l'après-midi les révisions (vidange, filtres, freins, hydraulique) rapportées au constructeur pour la garantie, et explique la panne au client au comptoir ; il se forme souvent. L'ouvrier paysagiste charge la camionnette à 8 h, puis va chez un particulier pour une tonte, une copropriété pour une taille de haie et une commune pour un rond-point, avec un chef d'équipe, et porte lunettes, casque anti-bruit, gants et chaussures de sécurité ; les deux reçoivent du public et débutent autour du SMIC.

Une journée en concession

Le matin, le technicien reçoit son planning : trois révisions programmées et un dépannage urgent signalé par un client la veille au soir. Il commence par le dépannage, parce qu'une machine à l'arrêt bloque un chantier. Diagnostic à la valise, commande d'une pièce si besoin, souvent livrée le lendemain depuis un entrepôt central. L'après-midi, il enchaîne les révisions prévues : vidange, filtres, contrôle des freins et de l'hydraulique, sur des machines sous garantie où chaque intervention doit être rapportée précisément au constructeur. Le travail est plus propre et plus cadré qu'au champ, mais tout aussi technique.

Le paysagiste : dessiner et entretenir le vivant

Le paysagiste ne travaille pas sur des grandes cultures mais sur des jardins, des parcs, des espaces verts de communes ou d'entreprises. Deux métiers cohabitent sous ce nom : le concepteur, qui dessine l'aménagement, choisit les végétaux et pense l'écoulement de l'eau ; et l'ouvrier paysagiste, qui plante, tond, taille les haies, pose des bordures et des dallages, entretient tout au long de l'année. En sortie de CAP ou de Bac Pro, on démarre presque toujours comme ouvrier, dehors toute l'année, avec un pic d'activité au printemps et en été pour les tontes, et davantage de plantations, de taille et d'élagage en automne et en hiver.

Une journée d'ouvrier paysagiste

Huit heures, l'équipe charge tondeuses, débroussailleuses et outils dans la camionnette pour aller chez trois clients dans la journée : un particulier pour une tonte, une copropriété pour une taille de haie, une commune pour l'entretien d'un rond-point. Le travail se fait en équipe, souvent avec un chef d'équipe qui répartit les tâches et vérifie la qualité. Les équipements de protection comptent beaucoup : lunettes et casque anti-bruit avec la débroussailleuse, gants et chaussures de sécurité, vigilance particulière avec une tronçonneuse ou un lamier de taille. Le salaire de début tourne autour du SMIC, comme pour un ouvrier agricole.

Ce qu'il faut aimer

Le technicien de concession doit aimer apprendre en continu, l'électronique autant que la mécanique, et savoir parler à un client sans le noyer de termes techniques. Le paysagiste doit aimer le geste répété et précis, la rigueur du dessin des massifs ou des bordures, et accepter un rythme physique soutenu dehors, chaud comme froid. Les deux métiers reçoivent du public, contrairement à un agriculteur souvent seul sur son exploitation : le contact et la présentation comptent.

À retenir
  • le technicien de concession diagnostique et répare avec de l'électronique embarquée, en lien direct avec le client ; le paysagiste conçoit ou entretient des espaces verts, en équipe, dehors toute l'année.
  • Les deux démarrent autour du SMIC, avec une progression liée à l'expérience et, pour le technicien, aux habilitations sur les nouveaux matériels.

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