Aide-mémoire des calculs d’agroéquipement
Les 13 calculateurs du site, rassemblés sur une page : ce qu’il faut saisir, la formule employée, et d’où elle vient. À imprimer pour l’atelier, ou à garder ouvert pendant une préparation de séance.
Chaque titre renvoie au calculateur, qui fait le calcul pour vos valeurs.
Dose de semis et réglage du semoir
La dose en kg/ha à partir de la densité visée, du poids de mille grains et de la faculté germinative, puis la masse à retrouver sur un essai de réglage.
Ce qu’on saisit
- Densité visée — grains/m²Blé tendre : 250 à 350 selon la date et le sol.
- Poids de mille grains (PMG) — g
- Faculté germinative — %
- Pertes à la levée estimées — %
- Largeur de travail du semoir — m
- Distance de l’essai de réglage — m
Ce qu’on obtient
- Dose de semis — kg/hagrains semés/m² × PMG / 100
- Grains à semer par m² — grains/m²300 / (95 % × 90 %)
- Masse attendue sur l’essai (3 m × 100 m = 0,03 ha) — kgà peser en sortie de semoir, roue relevée ou sur la distance parcourue
- Grains par mètre linéaire, pour un rang tous les 17 cm — grains/m
Ce que l’outil ne fait pas : La densité visée dépend de l’espèce, de la variété, de la date et du sol : elle vient du conseil, l’outil ne fait que la convertir en kilos.
Sources : ARVALIS — Institut du végétal — densités de semis conseillées par espèce et par situation · Semoir — Wikipédia — réglage du débit
Réglage du pulvérisateur
Le débit de la rampe et de chaque buse pour un volume par hectare à une vitesse donnée, et ce qu’une cuve permet de traiter.
Ce qu’on saisit
- Volume de bouillie visé — L/ha
- Vitesse d’avancement — km/h
- Largeur de rampe — m
- Espacement des buses — cm
- Volume de la cuve — L
- Surface à traiter — ha
Ce qu’on obtient
- Débit de la rampe — L/minvolume × largeur × vitesse / 600
- Débit par buse (36 buses) — L/min
- Surface traitée par minute — ha/min
- Hectares par cuve pleine — ha
- Cuves pour 12 ha
Ce que l’outil ne fait pas : Calcul théorique de débit. Il ne choisit ni le produit ni la dose : voir l’étiquette du produit et E-Phy.
Sources : CRODIP — Contrôle périodique obligatoire des pulvérisateurs — bonnes pratiques de réglage · Pulvérisateur agricole — Wikipédia — organes et buses
Dose d’engrais
La quantité d’engrais à épandre pour apporter les unités visées, selon la teneur du produit, et le coût à l’hectare.
Ce qu’on saisit
- Unités à apporter (kg d’élément/ha) — u/haPar exemple 60 unités d’azote.
- Teneur de l’engrais en cet élément — %Ammonitrate 27 %, urée 46 %, 15-15-15…
- Prix de l’engrais — €/t
- Surface — ha
Ce qu’on obtient
- Dose d’engrais — kg/haunités / teneur
- Coût à l’hectare — €/ha
- Engrais pour 20 ha — t
- Coût total — €
Sources : Engrais — Wikipédia — teneurs N-P-K · Fertilisation azotée — Wikipédia — le bilan
Débit et coût de chantier
Les hectares par heure d’un chantier, le temps pour une parcelle, et le coût à l’hectare du couple tracteur-outil avec la main-d’œuvre et le carburant.
Ce qu’on saisit
- Largeur de travail — m
- Vitesse de travail — km/h
- Efficience (demi-tours, remplissages) — %
- Surface de la parcelle — ha
- Coût horaire du tracteur (amortissement, entretien, assurance) — €/h
- Coût horaire de l’outil — €/h
- Consommation — L/h
- Prix du GNR — €/L
- Main-d’œuvre — €/h
- Tarif ETA ou CUMA pour comparer — €/ha
Ce qu’on obtient
- Débit de chantier — ha/hlargeur × vitesse × efficience / 10
- Temps pour 15 ha
- Coût horaire de l’ensemble — €/htracteur + outil + carburant + main-d’œuvre
- Coût à l’hectare en propre — €/ha
- Écart avec la délégation — €/hafaire soi-même revient moins cher, à condition d’avoir le matériel et le temps
Sources : Réseau CUMA — FNCUMA — coûts de mécanisation et barèmes · Machinisme agricole — Wikipédia — largeur, vitesse, débit
Bilan hydrique et tour d’eau
La réserve utile du sol, la réserve facilement utilisable, le besoin de la culture et le tour d’eau qui en découle.
Ce qu’on saisit
- Profondeur d’enracinement — cm
- Réserve utile du sol — mm/cmSable 0,8 à 1 ; limon 1,6 à 1,8 ; argile 1,5 à 1,7 mm par cm de sol.
- ETP du moment — mm/j
- Coefficient cultural KcMaïs en floraison : 1,1 à 1,2.
- Pluie efficace prévue — mm/j
- Dose d’un apport — mm
Ce qu’on obtient
- Réserve utile RU — mmprofondeur × réserve par cm
- Réserve facilement utilisable RFU — mm2/3 de la RU
- Besoin journalier ETM = ETP × Kc − pluie — mm/j
- Tour d’eau pour une dose de 30 mm — jours
- Volume de la dose — m³/ha1 mm = 10 m³/ha
Ce que l’outil ne fait pas : Bilan simplifié, sans stock initial ni remontées capillaires. Les Kc et les ETP viennent des réseaux régionaux (chambres d’agriculture, Météo-France).
Sources : Réserve utile — Wikipédia — l’eau disponible pour la plante · Évapotranspiration — Wikipédia — ETP, Kc et ETM
Puissance nécessaire au chantier
L’effort de traction d’un outil de travail du sol et la puissance moteur qu’il demande, selon la largeur, la profondeur, le sol et la vitesse.
Ce qu’on saisit
- Largeur de travail — m
- Profondeur de travail — cm
- Sol
- Vitesse de travail — km/h
- Rendement de traction (pneus, patinage, transmission) — %Labour 60 à 70 % ; travail superficiel 70 à 80 %.
Ce qu’on obtient
- Effort de traction F = k · largeur · profondeur — kN2 500 daN, section 0,5 m²
- Puissance à la barre P = F · v — kW
- Puissance moteur nécessaire — ≈ 102 chpuissance à la barre / rendement
- Masse de tracteur conseillée pour cette traction — kg45 à 55 kg par cheval en travail de traction lourde
Ce que l’outil ne fait pas : Outils tractés ou portés de travail du sol. Pour un outil animé (prise de force), ajouter sa puissance propre.
Sources : Tracteur agricole — Wikipédia — puissance, traction, patinage · Travail du sol — Wikipédia — outils et efforts
Lestage et report de charge
La charge sur chaque essieu avec un outil porté à l’arrière, la part restant sur l’avant, et la masse de lest avant pour garder la direction.
Ce qu’on saisit
- Masse du tracteur à vide — kg
- Part de la masse sur l’essieu avant, à vide — %Tracteur 4 roues motrices standard : 40 % environ.
- Empattement — m
- Masse de l’outil porté — kg
- Distance du centre de gravité de l’outil à l’essieu arrière — m
- Part minimale voulue sur l’avant — %20 % est le minimum réglementaire pour conserver la direction sur route.
- Distance du lest avant à l’essieu avant — m
Ce qu’on obtient
- Charge sur l’essieu arrière, outil porté — kg3 000 + 1 200 + transfert 554
- Charge sur l’essieu avant, outil porté — kg2 000 − transfert 554
- Part sur l’avant — %
- Lest avant pour revenir à 20 % — kgaucun lest nécessaire
- Masse totale en ordre de marche — kg
Ce que l’outil ne fait pas : Statique, tracteur à l’arrêt sur sol plat. En pente et en freinage le transfert est plus grand. La pression des pneus se lit ensuite dans l’abaque du manufacturier pour la charge par roue.
Sources : MSA — santé-sécurité au travail — Prévention des renversements et des pertes de direction · Attelage trois-points — Wikipédia — le report de charge d’un outil porté
Marge brute à l’hectare
Le produit brut, les charges opérationnelles et la marge brute d’une culture, avec le rendement d’équilibre au prix du moment.
Ce qu’on saisit
- Rendement — q/ha
- Prix de vente — €/q
- Aides découplées rattachées à l’hectare — €/ha
- Semences — €/ha
- Engrais — €/ha
- Produits phytosanitaires — €/ha
- Autres charges opérationnelles (assurance récolte, séchage, travaux par tiers) — €/ha
Ce qu’on obtient
- Produit brut = rendement × prix + aides — €/ha
- Charges opérationnelles — €/ha
- Marge brute — €/ha
- Rendement d’équilibre (marge brute nulle) — q/ha
- Marge brute par quintal — €/q
Sources : Marge brute — Wikipédia — définition · FranceAgriMer — Prix et marchés des grandes cultures
Hydraulique du tracteur
La puissance que délivre le circuit, la force d’un vérin de relevage et sa vitesse, à partir de la pression et du débit de la pompe.
Ce qu’on saisit
- Pression de service — bar
- Débit de la pompe — L/min
- Alésage du vérin — mm
- Diamètre de tige — mm
- Débit envoyé au vérin — L/min
Ce qu’on obtient
- Puissance hydraulique disponible P = p · Q / 600 — kW24 ch prélevés sur le moteur, rendement non compris
- Force du vérin en poussée — kN9 223 kg soulevés en théorie
- Force du vérin en traction — kN
- Vitesse de sortie de tige — m/s99 mm/s
- Temps pour une course de 300 mm — s
Ce que l’outil ne fait pas : Valeurs théoriques : pertes de charge, rendement de la pompe et frottements des joints en moins. Le relevage trois-points multiplie ou divise la force du vérin selon sa géométrie.
Sources : Hydraulique — Wikipédia — pression, débit, puissance · Vérin — Wikipédia — force théorique et vitesse
Coût horaire d’un matériel
Ce que coûte une heure de tracteur ou d’outil : amortissement, intérêt, entretien, assurance et remisage, plus le carburant. La valeur à reporter dans le calcul de chantier.
Ce qu’on saisit
- Prix d’achat — €
- Valeur de revente en fin d’usage — €
- Durée d’utilisation — ans
- Utilisation annuelle — h/an
- Taux d’intérêt du capital immobilisé — %
- Entretien et réparations, en % du prix d’achat par an — %
- Assurance et remisage par an — €/an
- Consommation (0 pour un outil) — L/h
- Prix du carburant — €/L
Ce qu’on obtient
- Amortissement (achat − revente) / durée — €/an
- Intérêt sur le capital moyen — €/an
- Entretien, assurance, remisage — €/an
- Charges fixes par heure — €/h11 100 €/an sur 500 h
- Carburant — €/h
- Coût horaire complet, hors main-d’œuvre — €/hà reporter dans « Débit et coût de chantier »
Sources : Réseau CUMA — FNCUMA — méthode de calcul des coûts de mécanisation · Amortissement — Wikipédia — la notion
EBE et soldes intermédiaires de gestion
De la production de l’exercice à l’EBE puis au résultat courant, avec la part de l’EBE que prennent les annuités et ce qui reste pour vivre.
Ce qu’on saisit
- Production de l’exercice (ventes, variation de stocks, autoconsommation) — €
- Aides et subventions d’exploitation (PAC comprise) — €
- Approvisionnements (semences, engrais, aliments, carburant…) — €
- Autres charges externes (fermages, entretien, assurances, travaux par tiers…) — €
- Impôts et taxes (foncier…) — €
- Charges de personnel (salaires, cotisations sociales, y compris celles de l’exploitant) — €En entreprise individuelle, les cotisations sociales personnelles de l’exploitant se classent ici.
- Dotations aux amortissements — €
- Charges financières nettes (intérêts) — €
- Annuités d’emprunts (capital + intérêts) — €
- Prélèvements privés de la famille — €/an
Ce qu’on obtient
- Valeur ajoutée = production − approvisionnements − charges externes — €
- EBE = valeur ajoutée + aides − impôts et taxes − personnel — €
- Efficacité : EBE / (production + aides) — %
- Résultat d’exploitation = EBE − amortissements — €
- Résultat courant avant impôt = résultat d’exploitation − charges financières — €
- Annuités / EBE — %
- Disponible après annuités = EBE − annuités — €
- Marge de sécurité = disponible − prélèvements privés — €ce qui reste pour autofinancer et faire face à un aléa
Ce que l’outil ne fait pas : Ne remplace pas une comptabilité : pas de TVA, pas de produits ou charges exceptionnels, pas d’impôt sur le résultat. Les montants sont ceux d’un exercice, saisis par vous.
Sources : Soldes intermédiaires de gestion — Wikipédia — de la production au résultat · Excédent brut d’exploitation — Wikipédia — définition · Chambres d’agriculture — Références technico-économiques régionales
Budget de trésorerie sur douze mois
Le solde du compte mois par mois, de janvier à décembre : le point bas de l’année, le mois où il tombe, et le crédit de campagne à prévoir avant d’y arriver.
Ce qu’on saisit
- Solde du compte au 1er janvier — €
- Ventes de l’année — €
- Rythme des ventesUn profil type. Pour votre budget réel, remplacez-le par vos propres ventes mois par mois.
- Achats d’intrants de l’année (semences, plants, engrais…) — €Répartis surtout de février à mai.
- Autres charges courantes de l’année (salaires, énergie, fermage, assurances…) — €Réparties également sur les douze mois.
- Aides PAC attendues — €Hypothèse : moitié en octobre, moitié en décembre. Vérifiez le calendrier de la campagne.
- Annuités d’emprunts de l’année — €
- Rythme des échéances
- Prélèvements privés par mois — €/mois
Ce qu’on obtient
- Point bas de l’année — €en avril
- Besoin de financement court terme — €
- Solde au 31 décembre — €
- Janvier : solde fin de mois — €entrées 4 500 €, sorties 5 400 €
- Février : solde fin de mois — €entrées 3 600 €, sorties 7 200 €
- Mars : solde fin de mois — €entrées 4 500 €, sorties 8 100 €
- Avril : solde fin de mois — €entrées 6 300 €, sorties 8 100 €
- Mai : solde fin de mois — €entrées 8 100 €, sorties 6 300 €
- Juin : solde fin de mois — €entrées 9 900 €, sorties 5 400 €
- Juillet : solde fin de mois — €entrées 10 800 €, sorties 5 400 €
- Août : solde fin de mois — €entrées 10 800 €, sorties 5 400 €
- Septembre : solde fin de mois — €entrées 9 900 €, sorties 5 400 €
- Octobre : solde fin de mois — €entrées 12 000 €, sorties 5 400 €
- Novembre : solde fin de mois — €entrées 7 200 €, sorties 17 040 €
- Décembre : solde fin de mois — €entrées 8 400 €, sorties 4 860 €
Ce que l’outil ne fait pas : Un budget type, pas votre budget : les recettes suivent un profil moyen, les intrants un calendrier de printemps, les charges courantes un douzième par mois. Pour un vrai prévisionnel, saisissez vos flux mois par mois avec votre conseiller.
Sources : Trésorerie — Wikipédia — la notion et son suivi · Chambres d’agriculture — Conseil en gestion et prévisionnels
Coût de production d’un légume
Ce que coûte un kilo de légume une fois comptés les intrants, la part de structure et les heures de travail — et ce que votre prix de vente paie vraiment de l’heure.
Ce qu’on saisit
- Surface cultivée — m²Exemple par défaut : une tomate sous abri, chiffres fictifs à remplacer par les vôtres.
- Rendement commercialisable — kg/m²
- Semences et plants — €
- Fertilisation et amendements — €
- Protection, paillage, fournitures (ficelles, filets, auxiliaires…) — €
- Eau et énergie — €
- Part des charges de structure affectée (amortissement de l’abri, irrigation, outillage, foncier) — €
- Heures de travail sur la culture (implantation, entretien, récolte, préparation) — h
- Coût de l’heure de travail visé — €/hLe salaire chargé d’un salarié, ou la rémunération que vous visez pour vous-même.
- Prix de vente moyen — €/kg
Ce qu’on obtient
- Production commercialisable — kg
- Charges opérationnelles par kilo — €/kg830 € au total
- Structure par kilo — €/kg
- Travail par kilo — €/kg250 h × 16 €/h
- Coût de production complet — €/kgle prix de vente minimum pour payer l’heure au tarif visé
- Marge brute de la culture = ventes − charges opérationnelles — €
- Ce que le prix paie de l’heure — €/h(ventes − charges opérationnelles − structure) / heures
Ce que l’outil ne fait pas : Le coût d’une culture dépend de la façon dont on lui affecte la structure et les heures : notez vos heures culture par culture pendant une saison, c’est la donnée qui manque le plus souvent.
Sources : Coût de revient — Wikipédia — calcul et usage · Chambres d’agriculture — Références de coûts et de temps de travail en maraîchage