Besoins en eau et en azote, mauvaises herbes et maladies
Expliquer simplement les besoins en eau et en azote d'une culture, distinguer une mauvaise herbe d'une maladie, calculer une dose ou une surface.
Pourquoi une plante a besoin d'eau et d'azote
Une plante fabrique sa matière avec de l'eau, de la lumière et du gaz carbonique de l'air, mais elle a aussi besoin d'éléments minéraux puisés dans le sol, en premier lieu l'azote. L'azote sert à fabriquer les feuilles et les protéines du grain : une culture qui en manque reste petite, jaunit et produit moins. Trop d'azote, à l'inverse, coûte cher, favorise certaines maladies et peut polluer l'eau s'il n'est pas absorbé par la plante. C'est pour ça qu'un agriculteur ne met pas tout l'azote d'un coup : sur le blé, par exemple, il apporte souvent l'engrais azoté en deux ou trois fois au cours du printemps, en suivant les besoins réels de la plante à chaque stade.
L'eau, une question de moment autant que de quantité
Le besoin en eau d'une culture n'est pas constant : il est faible à la levée, augmente pendant la croissance, et devient critique autour de la floraison, un stade où un manque d'eau réduit fortement le nombre de grains formés. Sur le maïs, par exemple, un stress hydrique pendant les quinze jours autour de la floraison peut couper le rendement de moitié, alors que le même manque d'eau en début de cycle serait moins grave. C'est pourquoi l'irrigation, quand elle existe, cible en priorité les périodes sensibles plutôt que d'arroser en continu. Le tournesol, avec ses racines profondes, va chercher l'eau plus bas dans le sol et résiste mieux aux périodes sèches que le maïs.
Les mauvaises herbes, des concurrentes
Une mauvaise herbe, ou adventice, est une plante qui pousse là où on ne l'a pas semée et qui concurrence la culture pour la lumière, l'eau et les éléments nutritifs. Le chardon, le ray-grass ou le gaillet gratteron sont des adventices courantes dans les champs du Sud-Ouest. Trop présentes, elles font baisser le rendement et peuvent gêner la moisson en s'enroulant dans la machine. On les gère par la rotation des cultures, le labour ou le déchaumage qui enfouissent ou détruisent leurs graines, et parfois par un désherbage chimique ou mécanique ciblé. L'objectif n'est pas de les faire toutes disparaître, ce qui est impossible, mais de rester sous un seuil qui ne pénalise pas la récolte.
Les maladies, provoquées par des champignons
Contrairement aux mauvaises herbes, les maladies des cultures sont le plus souvent causées par des champignons microscopiques qui se développent sur les feuilles ou les épis, surtout par temps humide et doux. La septoriose sur le blé forme des taches brunes sur les feuilles et réduit leur capacité à faire la photosynthèse ; l'oïdium forme un feutrage blanc caractéristique. Un agriculteur surveille ses parcelles régulièrement et peut traiter avec un fongicide si le risque est élevé, en tenant compte de la météo à venir : après plusieurs jours de pluie et de douceur, le risque de maladie grimpe fortement. Une variété résistante et une rotation limitent aussi naturellement les maladies.
- l'azote fait pousser feuilles et grains, mais se dose et se fractionne pour ne pas en gaspiller ni polluer.
- Le besoin en eau est maximal autour de la floraison. Les mauvaises herbes concurrencent la culture, les maladies sont surtout des champignons favorisés par l'humidité.
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