Vaches, brebis, volailles : alimentation et sécurité avec les bêtes
Décrire les besoins alimentaires de base des vaches, brebis et volailles, appliquer les règles de sécurité de base au contact des animaux de ferme.
Trois animaux, trois façons de manger
Chez ton maître de stage éleveur, tu verras vite que vaches, brebis et volailles ne mangent pas de la même manière. Les vaches et les brebis sont des ruminants : elles avalent d'abord l'herbe ou le foin presque sans mâcher, le stockent dans une grande poche appelée rumen, puis le remâchent plus tard, allongées, en le faisant remonter par petites quantités : c'est ce qu'on appelle ruminer. Cette digestion lente leur permet de tirer de l'énergie de l'herbe et de la paille, des aliments que l'être humain ne peut pas digérer. Les poules et les volailles, elles, n'ont pas de rumen : elles picorent des grains, des granulés et des insectes, qu'elles broient dans un organe musclé appelé gésier, souvent avec l'aide de petits cailloux avalés exprès.
Ce que mangent réellement les bêtes de la ferme
Une vache laitière adulte mange entre 15 et 25 kg de matière sèche par jour, sous forme d'herbe pâturée, de foin, d'ensilage de maïs ou d'herbe, complétés parfois par des céréales ou du tourteau de soja pour les vaches qui produisent beaucoup de lait. Une brebis, plus petite, se contente d'environ 1,5 à 2 kg de matière sèche par jour, principalement de l'herbe ou du foin, avec un peu de céréales autour de la mise bas quand ses besoins augmentent. Une poule pondeuse mange environ 120 grammes d'aliment complet par jour, un mélange équilibré de céréales, de protéines et de calcium nécessaire à la coquille de l'œuf. Dans tous les cas, l'eau propre et disponible en permanence est aussi essentielle que la nourriture solide.
Lire un animal avant de l'approcher
Une vache ou une brebis calme garde les oreilles détendues et continue de manger ou de ruminer quand tu approches ; des oreilles dressées vers toi, une tête qui se lève brusquement, ou un animal qui recule au fond de l'enclos sont des signes qu'il se sent menacé. Une vache qui vient de vêler, ou une brebis avec ses agneaux, défend ses petits et peut charger sans prévenir un inconnu qui s'approche trop vite : on ne s'interpose jamais entre une mère et son petit. Avec les volailles, le danger est faible pour toi, mais un coq peut donner des coups de bec ou d'ergot, surtout en période de reproduction.
Les règles qui protègent
On n'entre jamais dans un enclos de bovins sans que le maître de stage le sache et sans avoir repéré une sortie ou une barrière où se réfugier en cas de charge. On ne se place jamais directement derrière une vache ou une brebis : un coup de patte part vite et fort, surtout chez un animal surpris. Dans un couloir de contention, on garde toujours un espace pour s'échapper latéralement, jamais de sortie unique bloquée par l'animal. Avec un taureau ou un bélier reproducteur, la prudence redouble : ce sont les animaux les plus imprévisibles de la ferme, même ceux qui paraissent dociles au quotidien.
- vaches et brebis ruminent l'herbe et le foin, les volailles broient des grains dans leur gésier.
- Une mère avec ses petits, un taureau ou un bélier demandent une prudence renforcée ; on garde toujours une sortie repérée près des bêtes.
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